Série 1
Cette série photographique en noir et blanc explore l’héritage ferroviaire au musée de Longueville (Seine-et-Marne, Île-de-France) à travers différentes échelles de lecture. Des plans larges aux détails mécaniques, chaque image révèle la beauté brute de ces machines endormies. Le traitement monochrome accentue les textures, les contrastes et la dimension graphique des compositions, créant une atmosphère intemporelle qui nous plonge dans l’âge d’or du rail. On revisite ainsi l’histoire du chemin de fer sous la forme mémorielle.
« Titan déchu » (S1P1)
La contre-plongée accentue la dimension colossale de la locomotive. Cette vue des vannes et mécanismes met en valeur la complexité technique des locomotives. Les formes géométriques des volants contre le ciel créent une composition presque abstraite, témoignant de l’ingéniosité des constructeurs d’antan.
« Mémoires ferroviaires » (S1P2)
Le cadrage en diagonale du wagon de marchandises met en valeur les textures du bois vieilli et la répétition des montants métalliques. La profondeur de champ guide notre regard vers l’horizon, symbolisant le voyage et le passage du temps, renforçant ainsi l’aspect mémoriel de l’usage du wagon à bestiaux pendant la seconde guerre mondiale. Les nuages noirs accentuent d’autant plus l’aspect dramatique de la composition.
« La grue figée » (S1P3)
La grue ferroviaire se dresse fièrement contre un ciel tourmenté. Sa silhouette géométrique et son bras tendu vers les nuages évoquent la puissance industrielle d’antan, tandis que le contraste dramatique souligne sa monumentalité.
« Symphonie mécanique » (S1P4)
Le détail des soupapes et mécanismes de la locomotive révèle une complexité presque organique. Les reflets sur le métal poli créent une poésie visuelle où technique et esthétique fusionnent, composant ainsi une symphonie mécanique.
« Rouages du passé » (S1P5)
Gros plan sur les bielles et articulations, où chaque pièce raconte l’histoire d’un mouvement figé. La composition met en valeur la précision mécanique et l’ingéniosité des constructeurs.
« Vestige endormi » (S1P6)
Le détail de la portière et des rivets du wagon évoque l’artisanat industriel d’une époque révolue. Le ciel dramatique en arrière-plan renforce l’atmosphère nostalgique.
« Les wagons perdus » (S1P7)
Cette composition linéaire de wagons abandonnés sous un ciel dramatique évoque une procession figée dans le temps. Les nuages menaçants renforcent l’atmosphère mélancolique, tandis que la perspective souligne l’abandon progressif de ce patrimoine industriel.
« Mémoires de roues » (S1P8)
Ce gros plan sur le système bielle-manivelle révèle la chorégraphie mécanique qui animait ces machines. Le contraste entre l’ombre et la lumière souligne les courbes élégantes de l’acier, transformant ce mécanisme utilitaire en œuvre d’art.
La série a été réalisée en mars 2024.








